Nouvelles du Collège Saint-Jean-Vianney

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5 octobre : Journée mondiale des enseignantes et enseignants

UN MERCI… MAIS AUSSI UN NOUVEAU CRI D'ALERTE!

Pour la treizième année consécutive, le 5 octobre est consacré, par l’UNESCO, Journée mondiale des enseignantes et enseignants. Cette Journée a été lancée, le 5 octobre 1994, pour commémorer la signature, en 1966, de la Recommandation conjointe UNESCO/OIT (l’Organisation internationale du travail) concernant la condition du personnel enseignant. Aujourd’hui, 5 octobre 2006, l’UNESCO célèbre donc le quarantième anniversaire de la présentation de ce document qui a contribué à améliorer les conditions de travail des enseignantes et enseignants de plusieurs pays dans le monde. Par la commémoration de cet événement, l’UNESCO veut rendre «hommage à tous les enseignants et à leur contribution à l’apprentissage et au développement social». Des événements spéciaux pour célébrer cette journée sont d’ailleurs organisés dans plus de 200 pays aujourd’hui. Cette journée doit être pour nous, qui vivons dans un pays où le système d’éducation est très bien développé, une occasion de s’ouvrir au monde extérieur, de réaliser l’écart encore énorme qui existe entre l’éducation chez nous, et l’éducation dans plusieurs autres pays du monde. Si l’enseignement peut parfois, et même souvent, paraître une tâche très difficile, du moins cette tâche existe-t-elle chez nous… alors que, dans de trop nombreux pays encore, le manque d’enseignants est dramatique et que l’accès à l’éducation est loin d’être généralisé. Pour alimenter cette réflexion, voici le message conjoint qu’adressent aujourd’hui, en cette Journée mondiale des enseignants, messieurs Koïchiro Matsuura, directeur général de l’UNESCO, Juan Somavia, directeur général du BIT (Bureau international du travail), Demal Dervis, administrateur du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement) et madame Ann M. Veneman, directrice général de l’UNICEF.

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« L’enseignement a considérablement changé au cours des quarante dernières années. Les systèmes éducatifs nationaux ont été contraints à la réforme pour répondre à de nouveaux défis socioéconomiques dans un contexte de mondialisation accélérée. L’accès à l’éducation s’est amélioré, mais les systèmes continuent d’être aux prises avec de multiples difficultés. Aujourd’hui, près de 100 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés. La majorité d’entre eux sont des filles, prisonnières pour la plupart du piège du travail des enfants. Près d’un adulte sur cinq dans le monde - soit quelque 800 millions de personnes - ne sait toujours ni lire ni écrire. L’un des principaux obstacles à l’élargissement de l’accès à l’éducation dans de nombreux pays reste le manque d’enseignants qualifiés, tant dans l’enseignement général que dans les disciplines essentielles au développement des sociétés. Beaucoup d’enseignants continuent d’exercer dans des conditions extrêmement difficiles. La pandémie de VIH et de sida n’a fait qu’aggraver ces problèmes. On estime qu’il faudra recruter au moins 18 millions d’enseignants au cours des dix prochaines années si l’on veut parvenir à une éducation de base de qualité pour tous. Nous sommes résolus à faire en sorte que tous les apprenants aient accès à une éducation de qualité. Cet objectif s’inscrit pleinement dans le cadre de nos efforts pour lutter contre la pauvreté et contribuer à garantir une vie meilleure pour chacun, notamment le respect des droits fondamentaux des enfants et la création de possibilités d’emploi décentes pour les hommes et les femmes. Compte tenu de cet objectif, les lignes directrices énoncées dans la Recommandation de 1966 doivent être l’un des outils essentiels pour réformer l’éducation. Quarante ans plus tard, cette norme internationale, la seule à aborder l’ensemble des aspects relatifs au métier d’enseignant, n’a rien perdu de sa force morale ni de sa pertinence. Les messages qu’elle véhicule doivent être mis en application partout et de manière systématique. Les enseignants sont au cœur du système éducatif. Il ne peut y avoir de solution viable à long terme aux problèmes d’éducation et de pénuries d’enseignants sans investissement dans la formation ni sans mesures visant à promouvoir le respect pour le corps enseignant. Il est essentiel de soutenir les enseignants dans leur métier et de renforcer leur détermination et leur motivation en faisant en sorte qu’ils aient des conditions d’emploi et de travail décentes et une rémunération adéquate. Il faut également promouvoir le dialogue social pour veiller à ce que l’avis des enseignants soit pris en considération dans les décisions concernant la réforme de l’éducation de base. De telles mesures seront déterminantes si l’on veut disposer d’enseignants mieux formés et plus qualifiés et parvenir ainsi à l’excellence dans l’enseignement et l’apprentissage. Il est de notre responsabilité, envers les générations présentes et futures, de ne pas faillir dans cette mission. Nous appelons tous les acteurs de l’éducation - gouvernements et établissements d’enseignement de tous niveaux, syndicats d’enseignants, organisations de la société civile, partenaires de développement, secteur privé, parents et enseignants eux-mêmes - à unir leurs efforts pour donner un nouveau souffle aux principes énoncés dans la Recommandation conjointe OIT-UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. C’est là la meilleure manière de témoigner notre gratitude envers l’ensemble des enseignants tout en aidant le monde à progresser vers une éducation de qualité pour tous. Les enfants et les apprenants adultes le méritent amplement. » (Source : http://portal.unesco.org/education/fr/)

MD

Pour nous transmettre nouvelles et commentaires, communiquez avec Marie Douville : douvillem@st-jean-vianney.qc.ca


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