Nouvelles du Collège Saint-Jean-Vianney

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Équateur 2008 : le voyage d’une vie

Un récit de Sébastien Doane…

Le 23 février…

Départ de Dorval le matin; des adieux fort émouvants.

Arrivée à minuit à Guayaquil, après un vol en provenance de Bogota, en compagnie de l’équipe nationale de soccer d’Équateur revenant d’une victoire contre le Mexique. Les premières conversations en pseudo-espagnol se déroulent avec eux. Par hasard, je discute avec un des deux chrétiens convaincus de l’équipe.

À Guayaquil, il fait chaud et humide comme on ne l’a jamais ressenti. C’est la saison des pluies, et il pleut à l’arrivée de l’avion. Au moment de sortir de l’aéroport, la pluie cesse. D’ailleurs, durant tout le voyage, il y aura des averses de pluie, mais presque jamais lorsque nous étions à l’extérieur.

Séjour à Dreamkapture, petite auberge.


Le premier jour…

Le premier jour étant libre, on décide de visiter le quartier touristique de Guayaquil, qui est à mi-chemin du Vieux-Port et du mont Royal : on se promène sur un magnifique quai, le Malecon 2000, et on gravit une colline dominant la ville, couverte de maisons peintes de couleurs vives, Santa Anna. Première expérience dans un marché urbain. Tous les prix sont si bas, tous les Équatoriens veulent nous vendre leurs choses, même des petits enfants de 5 à 7 ans vendent de la gomme dans la rue. Très triste.


Le deuxième jour...

Visite de Crecer : un centre de jour, presque une école pour les enfants et ados qui ne rentrent pas dans le système. Au menu : leçon très sérieuse de soccer (plus intense que les PAQ…), pendant laquelle Éric se fait une entorse à la cheville, et initiation à la pâtisserie avec la réalisation de petits biscuits. Partage du dîner. Lors des discussions, les ados de l’Équateur n’en reviennent pas de l’âge de nos élèves. En effet, ils sont grosso modo du même âge, mais les nôtres sont deux fois plus grands et développés.

Sortie le soir dans les rues de Guayaquil avec Pan para mi Hermano (« Pain pour mon frère »), un organisme de jeunes adultes catholiques qui donne de l’aide aux gens de la rue. Après un accueil chaleureux, c’est le temps de la prière en plein dans la rue. Tout le monde (une soixantaine de personnes) s’assoit dans la rue et on lit l’évangile du dimanche (le récit de la Samaritaine, Jean 4). Après la lecture, un jeune pose des questions intéressantes aux gens de la rue pour voir ce qu’ils comprennent du texte. Puis, à la surprise de notre groupe, la prière se poursuit dans la danse! ¡Cuando christiano baila! Et nous apprenons comment un chrétien danse!

Puis, la nourriture est partagée. Nous voyons des personnes dormant sur des boîtes de carton avec leur chien (comme à Montréal). Puis un temps de jeux qui dure jusqu’à 23 heures avec les enfants de la rue. Au programme, « un éléphant » et autres comptines, aki, danse et autres. Que de plaisir pour tout le monde! On se couche avec un grand sourire, heureux d’avoir pu entrer en contact et faire une différence dans la journée de plusieurs enfants…


Du troisième jour au cinquième jour…

Départ pour la campagne. On se retrouve au camp de vacances Mono Loco (« le singe fou »), au début de la forêt tropicale. Lors des trois jours, nous avons travaillé comme jamais pour la construction d’un centre de santé. Les fondations étaient déjà en place : nous avons aplati la terre et les roches pour ensuite recouvrir de ciment ce qui est devenu le plancher. Aucun de nos élèves n’avait déjà travaillé aussi fort dans sa vie.

La communauté locale était vraiment impressionnée de ce travail fait pour elle par des étrangers. En plus, comme notre groupe était très majoritairement féminin, les femmes de la communauté étaient bien impressionnées de voir ce que de jeunes femmes pouvaient accomplir. À la fin du projet, tout le monde est en pleurs : on a tout donné... Il nous reste le sentiment du travail bien fait.
 
Dans les temps libres, certains ont exploré la forêt tropicale avec un guide, à la recherche de singes. Une randonnée très difficile. Les professeurs d’éducation physique n’auraient pas reconnu leurs élèves, qui se sont donnés encore une fois à 100 %. 


Le sixième jour…

On se rend à Cuenca en grimpant les montagnes des Andes à 2 500 mètres d’altitude. Température de 10 à 15 degrés Celsius.


Le septième jour…

Journée culturelle : visite de la communauté autochtone Mama Kinua, qui s’exprime en ketshua. Au programme : comment jouer, tuer, saigner, dépecer un cochon d'Inde. Thé médicinal, galette traditionnelle, promenade de deux heures dans les Andes à la recherche de plantes médicinales, musiques et danses traditionnelles, fabrication de la farine, tonte de moutons, et repas sur une grande nappe sans assiette à l’extérieur.


Le huitième jour…

Également journée culturelle : visite du plus important site laissé par les Cañaris et les Incas en Équateur : Ingapirca. Bains thermaux équatoriens pour relaxer et s’amuser.


Le neuvième jour…

Matin de magasinage dans un marché d’artisanat pour quelques souvenirs.

En après-midi, visite de La Aurora, un centre de jour pour les jeunes enfants à risques, c’est-à-dire de familles pauvres, monoparentales, sans ressources… Les enfants grimpent sur nos dos. On dessine, on joue au monstre, on les lance dans les airs, etc. Ils sont très attachants. Une petite fille m’appelle même « papa »! Ils ne semblent pas être habitués à recevoir autant d’affection.


Le dixième jour…

Retour à Guayaquil. Descente des Andes. Notre autobus se prend dans un trou de boue et d’eau. Nous bloquons la seule grande route de la région. Pendant une heure et demie, toutes sortes de monde tentent de nous déprendre. Il pleut, il fait noir, il aurait pu y avoir des glissements de terre, mais le moral du groupe est super : on chante et discute avec les autres personnes prises à attendre les secours. Une fois en mouvement, 45 minutes plus tard, une crevaison. Personne ne chiale… En fait, plusieurs dorment…


Le onzième jour…

Surprise, avec une belle mise en scène sur la musique Vamos a la playa, les accompagnateurs apprennent au groupe qu’ils ont réussi à trouver ce qu’il faut pour une journée à la plage. On se baigne dans le golfe du Guaya, qui se jette dans le Pacifique. L’eau est très salée. Les vagues sont vraiment hautes, surtout pour Catherine Roy qui passe sa première journée à la plage. Quelques coups de soleil plus tard, on retourne à Guayaquil.


Le douzième jour…

C’est le jour du départ. Avant-midi de réflexions, de retour, d’évaluation et de visites chez le médecin… Puis en après-midi, départ pour Montréal.


Le treizième jour…

C’est l’arrivée dans les bras de nos proches, tous émus et contents de l’expérience.

 

 

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